Mémoires du Poilu - Henri Pogu

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Henri Pogu, incorporé au 137e régiment d’infanterie le 15 décembre 1914, incorporera le 18e bataillon de chasseurs à pied dès le 1er février 1915. C’est un brave et vaillant soldat, respectueux de l’autorité. Impuissant devant tant de barbarie, il s’en remet très souvent à la volonté de Dieu.  Dans un courrier à son filleul, il écrira : « …Ah ! Mon cher petit Louis, ne m'oublie pas chaque jour dans tes prières pour que le Bon Dieu me préserve encore comme il l'a fait jusqu'à présent  au milieu des heures si périlleuses que j'ai pu passer… » Avril 1916  « …Chers parents, je serai 6 jours sans vous écrire, ne soyez pas inquiets de moi car en première ligne on ne peut pas écrire, l'on ne peut même pas être ravitaillés, l'on emporte le vivre pour le séjour que l'on va faire, donc chers parents, ne m'oubliez pas nous avons besoin de prières plus que jamais et au moment où vous recevrez ma lettre j'y serai. Allons au revoir, au revoir. Chers parents je vous quitte en vous disant adieu car hélas ça va être terrible, nous sommes sur le point le plus dangereux. Ah chère maman, chères sœurs et chers parents, je vous embrasse tous de loin peut-être pour la dernière fois. Votre fils bien-aimé qui ne vous oubliera jamais… » Septembre 1917  « …Quand donc tout cela finira ? Il faudra donc tous y périr là-dedans, voilà un quatrième hiver que l'on va passer, c'est honteux tout de même. » 15 Juillet 1918  « …D'abord je puis vous dire que nous avons quitté notre cantonnement ce matin à 5h et nous avons marché jusqu'à 9 h ensuite nous avons fait la grande halte. Nous sommes repartis à 2 h et demie et nous faisons encore une halte. Il est 7 h du soir, dans quelques instants, nous prenons les autos pour aller où, direction inconnue, mais qui nous paraît pas très bonne. Nous sommes en ce moment à 12 kilomètres de Château-Thierry.  Je crois que d'ici peu, l'on sera en ligne, les Boches ont même attaqué ce matin. Soyez sans inquiétude, si je suis quelques jours sans pouvoir écrire… »  Ce sera sa dernière correspondance, puisqu’il décèdera des suites de ses blessures et intoxications aux gaz au cours des durs combats des 25 et 28 juillet 1918. 

Alain Jouanneau

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