Mémoires du Poilu - Alexandre Dugast

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La lecture de la correspondance d’Alexandre Dugast à sa famille révèle un être très cultivé, empreint d’une éducation rigoureuse mais ouvert à la richesse des rencontres et à la poésie des paysages. Même au travers de l’horreur des expériences vécues, il y perçoit la poésie ou la beauté des paysages. Sans doute pour rassurer ses parents, il magnifie tout, au risque de faire preuve de sybaritisme. Apprécié de son entourage et de ses hommes, il vivra tout comme les simples soldats l’horreur des combats.
Il aura la chance toutefois d’avoir fait la guerre dans sa totalité et d’en sortir sain et sauf.
à plusieurs moments il sera inquiet de ce retour à une vie normale, mais il fera preuve de beaucoup de circonspection,  il écrit :
« …Il va falloir en effet reprendre sérieusement le collier et ça ne fait pas sourire quand on l’a quitté depuis longtemps. Comment va-t-on se comporter devant le travail ? Je sais que pour ma part, cette idée m’inquiète un peu. Nous avons perdu l’entraînement de l’étude, nous avons perdu surtout la méthode du travail régulier. Quand nous allons nous retrouver face à face avec nos vieux bouquins que ferons-nous ? Il nous faudra maitriser notre esprit, qui se cabre, puis le plier, le forcer à suivre un droit chemin, l’astreindre, en somme à une discipline dont il avait secoué le joug avec joie.
Mais il ne faut pas voir la chose aussi noire. La tâche sera, je crois, plus facile que je vous l’ai décrite car nous nous retrouverons dans le même milieu d’avant-guerre, un milieu de travail et d’émulation et ce qui nous paraît impossible dans la situation où nous sommes viendra tout naturellement quand nous sentirons à nouveau le chloroforme et les antiseptiques ou la fade odeur des bibliothèques.
Aussi je me sens prêt et j’aspire à reprendre cette bonne vie d’étudiant. »
Non seulement, il reprendra sa vie d’étudiant mais très vite, il exercera son métier et s’investira dans de nombreuses associations dont il sera le Président et consacrera une grande partie de sa vie au service de tous les Belvérins.
Les commémorations du Centenaire 14-18 permettront de valoriser des gisements d’informations relatives à cette période dramatique de l’histoire. C’est ce qu’ont voulu les membres de Vendée Patrimoine avec une série de Mémoires de Poilus partagées. Ainsi, jusqu’en 2019, une trentaine de témoignages directs va être mise en lumière.  Mais la démarche va plus loin, car si pour beaucoup il s’agit, certes, d’un devoir de mémoire historique et anthropologique, pour l’équipe de Vendée Patrimoine et la section Histoire d’Arexcpo, c’est aussi le prétexte à donner vie à des sources dormantes, oubliées… qui ne demandent qu’à être partagées. Ce sont de réelles pages d’histoire locale mises en perspective avec l’histoire nationale.
Par cette édition, les Mémoires du Poilu Alexandre Dugast sont portées à la connaissance des autres. Modestement, il s’agit de l’une des histoires authentiques de ces soldats qui se sont retrouvés dans une guerre qu’ils n’ont pas souhaitée. La collection initiée par Vendée-Patrimoine, s’inscrit dans le concept Littérature orale du front et de l’arrière.   


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