Mémoires du Poilu - Edouard Café

25,00 €
TTC

Littérature orale du front et de l'arrière.

Quantité
Derniers articles en stock

  • Votre commande sera expédiée dès réception du paiement. En l'absence de règlement sous un délai de 7 jours, votre commande pourra être annulée. Votre commande sera expédiée dès réception du paiement. En l'absence de règlement sous un délai de 7 jours, votre commande pourra être annulée.

Le jeudi 12 novembre 1914, soit 4 mois après la mobilisation générale, le lieutenant Edouard Café consigne dans son premier carnet de notes : « À ma gauche je vois tomber le sous-lieutenant Deforges, il me semble qu’il est atteint au ventre. Hélas peu à peu mes rangs s’éclaircissent, mes pertes sont très sérieuses, il ne reste plus beaucoup d’hommes autour de moi. A ma gauche comme à ma droite cela n’avance plus, tous mes chefs de section sont tués ou blessés. Ce sont des caporaux qui entraînent les hommes et les encouragent. Ma section de réserve, elle aussi, est presqu’anéantie... »  Quatre ans plus tard, la machine de guerre s’enraye pour les troupes allemandes. Les efforts, les sacrifices, les 1 300 000 morts du côté armée française sans compter les alliés… depuis quelques semaines, ouvrent la possible victoire aux combattants exténués. Le courage reprend, c’est qui se ressent dans les notes du capitaine Café : « Dimanche 15 septembre 1918, en passant dans un dédale d’anciens boyaux et d’anciennes tranchées je tombe nez à nez avec des Boches qui sont tous armés et qui sont en file indienne. Le grand Boche qui se trouve en tête paraît tout surpris de me voir, je le suis autant que lui, enfin il arrive à m’expliquer qu’il s’est égaré, qu’il a avec lui une cinquantaine d’hommes. Les Allemands n’offrent aucune résistance, aussi je fais comprendre au gradé Boche qu’il doit désarmer de suite tous ses hommes, il fait donc un commandement et tous les Allemands jettent leurs fusils dans la tranchée. Je dis ensuite au gradé qu’il fallait qu’il me suive avec tous ses hommes, il comprend et ne fait aucune difficulté. Je me rends ensuite avec mon fourrier au PC du Bataillon suivi de 50 prisonniers allemands qui ne m’ont pas coûté cher à capturer ». Les notes manuscrites du capitaine Café ne peuvent pas laisser indifférent. L’humanisme qu’il dégage pour ses pioupious, ses soldats, prennent le dessus du déroulement des batailles qu’il décrit avec précision. Ce Mémoires du Poilu est l’un des plus émouvant, mais aussi particulièrement riche pour l’histoire de la France.  Les commémorations du Centenaire 14-18 ont permis de valoriser des gisements d’informations relatives à cette période dramatique de l’histoire. C’est ce qu’ont voulu les membres de Vendée Patrimoine avec une série de mémoires de poilus partagées. Mais la démarche va plus loin, car si pour beaucoup, il s’agit, certes, d’un devoir de mémoire historique et anthropologique, pour l’équipe de Vendée Patrimoine et la section Histoire d’Arexcpo, c’est aussi le prétexte à donner vie à des sources dormantes, oubliées… qui ne demandent qu’a être partagées.  Par cette édition, les Mémoires du Poilu Edouard Café sont portées à la connaissance des autres. La collection initiée par EthnoDoc, s’inscrit dans le concept Littérature orale du front et de l’arrière, mis en œuvre et dirigé par Vendée Patrimoine. L’originalité de cette démarche a été remarquée par le Comité départemental du Centenaire et labellisée par les Ministères concernés Centenaire 14-18. 

2 Produits

Fiche technique

Editeur
AREXCPO en Vendée - Section Histoire
Vendée Patrimoine
Nombre de pages
98
Collection
Mémoires du Poilu
ISBN
2-919264-34-6