Mémoires du Poilu - Auguste Téhel

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Littérature orale du front et de l'arrière.

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« Ne perds pas mes lettres afin de te rappeler les recommandations que j'y mets… » écrit le 17 octobre 1914 Auguste Téhel à son épouse. Les recommandations en questions ? Ce sont les consignes techniques et commerciales que le soldat de réserve prodigue à son épouse et son jeune frère Joseph pour le fonctionnement de la minoterie qu’il a fondée et mis en marche l’année précédant la déclaration de la guerre. Auguste Téhel au début, bien qu’au front, consacre ses moments d’écriture à son entreprise. Il ne parle pas de ses conditions militaires. C’est un jeune marié depuis quatre ans quand le tocsin sonne la mobilisation générale. Avec Marie, sa jeune épousée, ils ont déjà trois enfants. C’est un jeune chef d’entreprise. Il n’a que 32 ans. Son établissement, flambant neuf, fait l’admiration de tout le pays marcilléen. Cet enthousiasme du technicien est rapidement mis à l’épreuve. Les difficultés de chaque jour et surtout, l’état de santé de son épouse, dès janvier 1915, l’éloignent des tracas de son entreprise. Marie veille au grain : Son frère Joseph, définitivement démobilisé, a pris le relais. « Dans une de tes lettres, écrit-il le 12 janvier 1915, tu me disais chez nous ça marche pas trop mal. Dans ces mots, j'avais compris que tu avais des ennuis dont tu ne me parlais pas. Je vois ma chère Marie que tu as eu plus de misères que moi. Sa dernière lettre, dont le cachet de la Poste affiche 8 mai 1915, il pressent que le danger est menaçant. Il avait raison : « En attendant prie bien pour moi, fais prier mon petit Fernand de ramener le petit papa et si j'y reste, apprends à mes enfants que je suis mort pour une bonne cause et qu'ils doivent être fiers de porter mon nom car je ferai mon devoir tant que je le pourrai. Je t'embrasse bien ainsi que toute la famille. Ton époux. Auguste Téhel ». Les commémorations du Centenaire 14-18 auront permis, outre les nombreuses initiatives patriotiques pour le souvenir et l’ancrage dans la mémoire collective de cette catastrophe mondiale, de faire ressortir de nombreuses archives dormantes. En tout cas, les différents appels lancés pour la mise à disposition des sources familiales, en ce qui concerne les associations porteuses de cette collection, ont permis de numériser de nombreuses pages d’histoire et leurs illustrations. Pour OPCI, travaillant étroitement avec les associations Vendée Patrimoine et Arexcpo en Vendée, la Granjagoul, à Parcé (35) qui ont participé à la recherche et la collecte des sources, c’est en cette fin de commémoration quelques 42 dossiers relatifs à des soldats de 14-18. Cela représente, près d’une centaine de textes de chansons extraites des pages manuscrites des cahiers de chants, une trentaine d’heure de témoignages sonores et quelques 7 386 images qui se partagent entre cartes postales et clichés photographiques inédits, sans oublier les quelques 1 200 dessins du peintre des armées Lucien Jonas. Sans oublier les quelques 8 000 pages manuscrites. Tous les bénévoles qui ont participé à cette commémoration peuvent être fiers de leur investissement. Demain, que va-t-il se passer ? L’effet du Centenaire 14-18 va s’estomper. Pour combien de temps ?. Pour notre part, en tant qu’associations pour la sauvegarde de la mémoire collective, nous poursuivrons la collecte des éléments matériels et immatériels pour que cette mémoire populaire soit toujours au service des initiatives à venir.

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Fiche technique

Editeur
Arexpo La Granjagoul
Vendée Patrimoine
Nombre de pages
94
Collection
Mémoires du Poilu
ISBN
2-919264-32-2