Mémoires du Poilu - Henri Giraudineau

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Ayant fait, en 1906, son service militaire comme canonnier conducteur dans le 39e régiment d’artillerie, Henri Giraudineau se retrouve, lorsqu’il est rappelé sous les drapeaux, dans l’artillerie lourde, le 3 août 1914 âgé de 28 ans.  Après une formation sur les canons à grande portée, il part sur le front en mars 1915 en Argonne dans le secteur de Vauquois, la cote 304 et le Mort-Homme au nord-ouest de Verdun.  Après un passage dans la Somme, il revient pour défendre Verdun. Les batteries lourdes sont difficiles à déplacer et facilement repérables, aussi début juin 1916, sa batterie reçoit les contre-attaques allemandes explosives et gazeuses. Il est blessé physiquement mais surtout atteint psychologiquement. Les oreillons, dont il souffre, sont un signe d’une atteinte à son équilibre.  D’hôpital en clinique, de Lyon à Maison Blanche puis à Nantes, son état ne peut s’améliorer. Le choc qu’il a subi est trop fort, il fait parti maintenant des « gueules cassées » sans en avoir l’aspect physique. Son mal est à l’intérieur qui le ronge.  Sa correspondance avec sa chère Marie qui deviendra sa femme en 1919 le fait tenir malgré beaucoup de souffrances intérieures. Suit une longue série de lettres dans lesquelles on sent petit à petit le moral d’Henri décliner tout au long de ses séjours en hôpital. La violence des combats, l’hémiplégie de Jean-Marie, le souvenir de tous ses camarades tués, le sentiment d’être dès lors un « embusqué » l’ont ébranlé psychologiquement comme beaucoup d’autres et justifient aisément son attitude. Les courriers rassurants de Marie et ses prières tentent de maintenir son moral tout au long de leur longue séparation. Henri décèdera le 17 décembre 1922 à Legé.  Par cette édition, les correspondances du Poilu Henri Giraudineau sont portées à la connaissance des autres. Ces cartes veulent rappeler la mémoire de tous les Poilus de Saint Philbert-de-Grand-Lieu morts sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Cette collection initiée par Ethnodoc s’inscrit dans le programme Littérature orale du front et de l’arrière, mis en œuvre et dirigé par Vendée Patrimoine. L’originalité de cette démarche a été remarquée par le Comité départemental du Centenaire et labellisée par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

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